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s'aimer corps & âme chanter |
Verbaliser ou se faire confiance Non, "the sky is not the limit", car il ne devrait justement pas avoir de limite. La voix comme tout notre être est une réalité vibratoire qui n'existe que parce qu'on lui permet de raisonner dans l'espace. Plus on lui permettra de vibrer dans l'espace plus elle resplendira. Mais veut-on vraiment lui donner des dimensions à l'infini? Permet-on réellement à tout notre corps de vibrer librement dans sa totalité ou imposons-nous des limites à notre voix en gardant tendu certains muscles plus que d'autres, en positionnant certaines partie de notre corps de façon limitative? Il ne s'agit pas ici de questionner notre posture mais notre volonté d'être plus, d'être différent, de vouloir grandir. Ce que je constate le plus souvent dans les chorales, c'est que nombre de chanteurs non-professionnels malgré leur grande volonté de performer vocalement manifestent cependant dans leur posture physique des attitudes de personnes qui se limitent: certains manifestent de la timidité, d'autres un fausse supériorité, de la douleur, de l'incertitude, etc... Et cela se voit non seulement par les commentaires que ces personnes nous partagent ou avec lesquels ils tentent de nous confronter, mais aussi et simplement dans leur posture: dos courbé; cou étiré vers l'avant, ou trop tendu; yeux et/ou tête tournés vers le sol ou au dessus des yeux de tout le monde; pieds tournés vers l'intérieur signant la timidité ou tendu vers l'extérieur rigidifiant la posture; des genoux de même; ... Le gros problème ici, c'est que par peur de ne pas être assez bon ou correct, les gens se réfugient dans des comportements psychologiques (qui transparaissent dans l'attitude physiologique) typiques, en imitations conscientes ou malheureusement trop souvent inconscientes. Nous avons peur de faire confiance à notre propre capacité de faire confiance à notre propre jugement: nous ne nous demandons pas: "suis-je confortable?". Mieux nous ne nous demandons pas: "est-ce que je me SENS confortable?". On préfère que le professeur nous dise: " c'est quand tu fais ça que tu te sens confortable? Mais qu'est-ce qu'il en sait lui? Tout ce qu'un professeur de chant peut vous dire sur le confort c'est: " vous sentez-vous confortable?"Vous m'avez l'air tendu ici ou là? Qu'en pensez-vous?" "Si on essayait d'autres postures ou d'autres exercices afin de vérifier si elles ne seraient plus confortables pour votre corps"?
Pour ceux qui craindrait que le jugement personnel sur soi-même n'entraîne une tendance à la prétention et à la surestimation, rassurons les: celui qui cherche vraiment à être, à grandir ou à évoluer n'en finira jamais à se remettre en question, d'être plus; et plus il s'épanouiera, plus il découvrira que plus on connaît de choses plus ce que l'on sait est relatif (donc rien pour se prétendre plus savant qu'un autre) ; que plus on entre en relation vibratoire avec les autres, plus on se ressemble... (rien pour se surestimer). Par ailleurs se donner des limites, serait-ce celle du développement de l'estime de soi, ce serait comme se condamner à vivre dans le futur en fonction du passé. C'est passer à côté d'expériences enrichissantes parce qu'on ne les aurait pas prévu ou parce qu'elle nous font peur. Et ça ce n'est pas vivre au présent, ce n'est pas exister avec la réalité (enfin celle de chacun car il y a autant de réalités que de personnes pour observer sa réalité). La mort elle-même n'est une limite que pour ceux qui croit qu'ils ne pourront plus exister après, c.a.d pour ceux qui se limitent à ce que les sociétés humaines croient avoir apris au cours de leur évolution; alors que de toute évidence, un tas de réalités de notre univers échappent encore à notre connaissance. Le chanteur qui part avec l'idée qu'il y a une limite à son évolution risque fort de se ralentir, voir même de se décourager et d'arrêter son progrès. Cependant celui qui, avec beaucoup de patience se permettra d'avancer constamment ne serait-ce que d'un petit pas à la fois fera au moins ce pas en avant Pour que notre voix puisse s'améliorer , s'emplifier, ou qu'elle puisse se soumettre à notre volonté, elle doit être vivante. Elle doit être un verbe et donc être constemment en mouvement. Elle ne saurait être un objet fixe dont on aurait peur d'en briser l'état; ni un sujet extérieur à soi sur qui on aurait pas le plein pouvoir. Ici nous nous heurtons à la pire difficulté du chanteur: celui d'accepter de changer. Je ne veux pas seulement parler de changer sa voix mais aussi soi- même. Parce que la voix est normalement la principale relique hérité de nos parents et éducateurs; parce qu'elle nous identifie auprès d'eux et de tous les autres de qui nous voulons l'attention, nous la considérons souvent comme un objet, un outil dont il faut garder le contrôle. Quelque soit notre croyance philosophique, scientifique ou spirituelle, nous devons admettre que le phénomène vocal n'a d'existence que dans la mesure où il y a un espace-temps. Pour que se produise un son il faut une structure physique: (un corps) qui entrant en vibration, provoque la vibration de l'air qui l'environne. Et cette vibration s'enchaîne sur toutes autres structues physiologiques (air, particules de tous genres, arbres, maisons, personnes...). Et plus l'enchaînement de vibrations s'éloignent de sa source, plus la vibration s'aténue ou se dissipe dans la masse des vibrations produitent par toutes les autres structures de l'univers espace-temps. Dans un univers où l'espace-temps n'existerait pas ( et beaucouop d'astro-physiciens calculent que cela peut exister). le son n'existe pas non plus : sans structure physique, serait-elle aussi petite que des particules d'atome pour s'entrechoquer, le son ne saurait se produire; la vibration ne saurait se reproduire. Qu'on le veuille ou pas , notre réalité physique nous oblige à vibrer à l'infini, à rayonner, à s'éclater, à bouger ou si vous voulez à évoluer constamment. Croire qu'on ne peut plus avancer, ou s'améliorer n'a tout simplement pas de sens. Ce serait fermer les yeux sur notre réalité atomique. Toutefois, personne n'est obliger à évoluer rapidement. Chacun peut aller à son rythme serait-il extrèmement lent. Selon une nouvelle étude scientifique mené par des neuropsychologues de Zurich il serait aussi possible de développer la confiance en soi par l'injection d'hormone d'ocytocine (une hormone impliqué dans les comportements d'atttachement social). Un risque important cependant: un trop plein de confiance en soi qui pourrait entrainer un manque de critique de soi.... :-) (Science & Vie , aoüt 2005, p. 24)
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